“Partition pour quatre acteurs et un musicien” : tel pourrait être le sous- titre de ce Dom Juan d’Outre-Rhin, remarquablement mis en scène par Catherine Umbdenstock et ses camarades de l’École Ernst Busch. mais encore faudrait-il préciser “quatre jeunes acteurs” car, c’est là le tour de force opéré par ce travail de fin d’études, alors que le texte de Molière évoquait la trajectoire d’un homme mûr en lutte avec la figure du Père, l’interprétation de Jean-Paul Baeck donne à voir une jeunesse en proie à l’ambition, attendant avec désinvolture le surgissement d’un conflit qui se dérobe et demeure dans l’ombre des scènes de séduction. On pense bien sûr au Casanova de Fellini mais également aux tout premiers films de Fassbinder. Travaillé sous forme fragmentaire, Dom Juan interroge le devenir d’une génération toujours à l’affût de “nouvelles expériences” et que guette le spectre de son propre ennui.









