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ANGELUS NOVISSIMUS
15 avril > 16 avril Création

ANGELUS NOVISSIMUS

création

Mise en scène et scénographie Alain Béhar

Compagnie Quasi

[ France]

Galerie

ANGELUS NOVISSIMUS

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La presse en parle :

>Venez vivre une nouvelle expérience théâtrale, ce mardi soir, à Mende ou à Marvejols au choix, Caroline Gaillard, Midi Libre (19/11/2013)

Présentation

Pour autant qu’ ’il y ait un enjeu technique conséquent, il ne s’agit pas ici de prouesses mais d’usage et des usagés. De solitude et de communauté de solitaires. Ici ce sont tous des anges. Séparés, réunis.

/ Alain Béhar

Dans la continuité de ses travaux précédents – Mô, Até – Alain Béhar se met à l’écoute des communautés virtuelles. En compagnie du “sociologue de l’imaginaire” Vincenzo Susca, il s’interroge sur les mutations qui affectent les individus dans un contexte de révolution technique sans précédent. À partir d’une méditation sur l’Angelus Novus – ce fameux tableau de Paul Klee, brillamment commenté par Walter Benjamin – nous sommes immergés sur le mode de la télé-présence dans une “histoire d’anges”. Soit des “avatars”, des “profils”, des personnages solitaires, mais toujours interconnectés. Un seul et même spectacle s’offre à notre regard selon trois points de vue simultanés, inscrits dans des lieux plus ou moins distants. Reliées entre elles par internet, les trois scènes accueillent chacune un seul acteur entouré, à l’image, par de nombreux “amis”. Or, dans cet univers virtuel, tous les hommes sont devenus des anges. Comme dans la peinture de Paul Klee, ils représentent des figures liées au destin de la collectivité. Au premier acte, l’ange du passé bataille contre les Lumières sans pouvoir se tourner vers le futur. Au deuxième, l’ange du futur est un reporter omniscient qui marque la fin de la mémoire.

Enfin, au troisième et dernier acte, un ange tombe dans le présent grâce à l’entrée soudaine d’un autre véritable. En travaillant la tension qu’exacerbent les nouveaux médias entre solitude et communauté, Angelus novissimus nous questionne ainsi sur ce qui fait, plutôt que sur ce qui fonde, notre expérience de la réalité.

Biographie

Alain Béhar

Après une période (notamment au Théâtre de l’Est Parisien) où il met en scène Goldoni, Marivaux, Sélim Nassib, Bertolt Brecht, Ödön von Horváth, Arthur Schnitzler ou encore J.D. Salinger et Maurice Blanchot, Alain Béhar se consacre, à partir de 1998, à la mise en scène de ses propres textes.
En 1996, Didier-Georges Gabily devient son « parrain d’écriture » en l’invitant à une « résidence de compagnonnage » initiée par le CNES, Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. Il y écrit Comment ouvrir le volet pour voir le tableau en entier. Ce titre est révélateur de la démarche d’Alain Béhar : ses recherches, tant textuelles que scéniques s’inscrivent à la croisée de plusieurs disciplines : théâtre, arts plastiques (performances, installations, expositions), chorégraphie, etc. Il s’agit toujours de proposer des contrepoints pour faire émerger une forme ouverte qui trace des perspectives et offre des trouées, le sens circule sans jamais se figer dans un discours clos. En 1998, Alain Béhar revient à la Chartreuse où il prend en charge la rédaction du Cahier de Prospero n° 9. Il y finalise également le projet débuté en 1996. Le texte se décline alors sous la forme d’un spectacle en plusieurs volets : Monochrome 1234, Monochrome 567, Monochrome 8 à 15. En 1999, boursier du CNL, Alain Béhar part en résidence trois mois à Montréal où il écrit Bord et bout(s). En 2001, il obtient une bourse de la Villa Médicis Hors les Murs et part dans les Balkans afi n d’y écrire Tangente. Parallèlement, il répond à des commandes d’écriture : d’Yves Gourmelon et Le Chai du Terral (La Pierre fendue, 1997), de Gare au théâtre et Denis Lanoy (Grand travers, 1998), d’Yves Reynaud et Yves Gourmelon (Et(é), Manifeste potentiel du mouvement, 1998), de la chorégraphe Muriel Piqué (Solillogues, 2001) ou encore de la Compagnie Éclats d’États (Je vais, 2000).

Distribution / Production

Texte : Alain Béhar et Vincenzo Susca
Conception hypermédia, architecture du réseau et vidéo des vrais gens : Quentin Destieu, Sylvain Huguet et Yvan Chabanaud pour M2F
Dessin et graphismes des lieux virtuels et personnages “animés” : Karin Anderson, Benoit Delbrouck
Lumière : Marie Christine Soma
Avec : en cours (6 interprètes)
Production : Cie Quasi (Languedoc-Roussillon, France)
Partenariat : M2F Aix-en-Provence, Le Bois de l’Aune, Marseille Provence 2013 Capitale Européenne de la Culture, Le Théâtre du Périscope à Nîmes, La Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon, Le Théâtre dans les Vignes de Cornèze, Le LAC de Sigean, Sortie Ouest à Béziers, le TMT à Marjevols, les Scènes Croisées de Lozère, Le Théâtre de l’Échangeur à Bagnolet, le Studio Théâtre de Vitry (en cours)
La compagnie Quasi est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la  Communication – Direction Régionale des Affaires Culturelles Languedoc-Roussillon, subventionnée par la Région Languedoc-Roussillon et le département de l’Aude
Ce spectacle est programmé dans le cadre de la Réunion plénière de printemps de l’IETM co-organisée par Réseau en scène Languedoc-Roussillon et la Région Languedoc-Roussillon et soutenue par l’Onda et l’Institut Français